Découvrez notre sélection hebdomadaire de films à regarder en DVD et en Blu-Ray, dont L’Illusion de Yakushima, de Naomi Kawase.
En DVD:
L’Illusion de Yakushima, de Naomi Kawase

L’Illusion de Yakushima aborde avec sensibilité le don d’organes, le deuil et la perception de la mort au Japon. Corry, médecin à Kobe, doit faire face à la disparition de Jin tout en accompagnant un jeune patient en attente d’une greffe. À travers son histoire, L’Illusion de Yakushima oppose les croyances traditionnelles aux progrès de la médecine et souligne les difficultés liées au don d’organes.
L’Illusion de Yakushima explore également l’amour, l’absence et l’espoir, en accordant une place importante à la nature et à la spiritualité. Grâce à une mise en scène contemplative et à l’interprétation de Vicky Krieps, les émotions sont transmises avec pudeur. Sans dramatiser la souffrance, l’histoire invite à réfléchir aux liens entre la vie et la mort, tout en soulignant l’importance du don d’organes.
Shana, de Lila Pinell

Shana raconte l’histoire d’une jeune femme atypique qui enchaîne les difficultés malgré une bague censée la protéger du mauvais œil. Issue d’un milieu modeste, elle adopte les codes de la rue et mène une existence marginale, alors que son compagnon s’apprête à sortir de prison. À travers ce personnage original, le film décrit avec humour et sincérité les difficultés sociales et les choix de vie d’une partie de la jeunesse.
Porté par l’interprétation remarquable d’Eva Huault, le film évite les clichés et donne vie à une héroïne aussi provocante qu’attachante. Derrière son apparence exagérée se dessine un portrait sensible de femmes confrontées à un environnement difficile, où la solidarité et la résilience occupent une place importante. Entre ironie et réalisme, Shana propose une réflexion sur les inégalités sociales et le passage à l’âge adulte.
Une année italienne, de Laura Samani

Une année italienne développe l’arrivée de Frederika, une jeune Suédoise dans un lycée de Trieste en 2007. Rapidement confrontée aux moqueries, aux humiliations et aux comportements sexistes de ses camarades, elle découvre un environnement dominé par les garçons. À travers son parcours, le film met en lumière les inégalités entre les sexes et les difficultés rencontrées par les jeunes femmes pour trouver leur place dans la société.
Entre amitié, désir et domination masculine, Une année italienne explore les relations entre adolescents avec réalisme et sensibilité. En mêlant légèreté et gravité, il montre comment les préjugés et les comportements sexistes se construisent dès le plus jeune âge. Cette histoire invite à réfléchir à la place des femmes, à leur liberté et à l’évolution des mentalités.
D’où vient le vent, de Amel Guellaty

D’où vient le vent narre l’histoire d’Alyssa et Mehdi, deux jeunes Tunisiens qui prennent la route vers Djerba dans l’espoir de gagner un concours de dessin et de changer de vie. Dans une société conservatrice marquée par les difficultés économiques, leur voyage représente une occasion d’échapper à leur quotidien et de construire un avenir meilleur. Leur amitié fusionnelle évolue progressivement vers des sentiments plus profonds.
À travers ce road movie sensible, D’ou vient le vent aborde les rêves, les désillusions et la quête de liberté d’une jeunesse en manque de perspectives. Les paysages, la lumière et les séquences animées traduisent les émotions des personnages et leur désir d’ailleurs. Porté par la complicité des deux acteurs, le récit mêle tendresse et mélancolie tout en dressant un portrait sincère de la jeunesse tunisienne.
En Blu-Ray:
L’Être aimé, de Rodrigo Sorogoyen

L’Être aimé raconte les retrouvailles difficiles entre un père et sa fille, réunis autour d’un repas puis d’un projet de tournage. Malgré leurs retrouvailles, les rancœurs du passé et les blessures affectives compliquent leur relation. À travers leurs échanges tendus, le film aborde les conflits familiaux, l’absence paternelle et les difficultés à reconstruire des liens brisés.
Entre tension et mélancolie, le récit explore également la responsabilité des parents et les conséquences du temps qui passe sans effacer les souffrances. La mise en scène alterne dialogues nerveux et séquences plus sensibles, donnant une dimension humaine à cette histoire. Porté par l’interprétation remarquable de Javier Bardem et de Victoria Luengo, le film propose une réflexion profonde sur les relations familiales et la possibilité du pardon.
