Alors que la sélection officielle du prochain Festival du cinéma américain de Deauville se fait encore attendre, l’événement normand donne le coup d’envoi de sa 51e édition en dévoilant le nom de sa présidente du jury. Et c’est une annonce qui fait déjà sensation : l’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani prendra la tête du jury cette année, succédant à Benoît Magimel.
Connue pour ses rôles dans Paterson de Jim Jarmusch, Mensonges d’État de Ridley Scott ou encore plus récemment Lire Lolita à Téhéran d’Eran Riklis, Golshifteh Farahani incarne une figure rare, entre grâce, engagement et cosmopolitisme. Exilée de son pays natal en raison de son choix de cinéma libre, elle est devenue au fil des années une actrice essentielle du paysage international, capable de naviguer entre les productions américaines, européennes et indépendantes.
En lui confiant la présidence du jury, Deauville confirme son attachement à une vision ouverte et plurielle du cinéma américain, au-delà des blockbusters. Le choix de Farahani résonne avec la volonté du festival de célébrer des trajectoires artistiques courageuses et singulières. L’an dernier, c’est In The Summers d’Alessandra Lacorazza Samudio qui avait reçu les honneurs du Grand Prix, dans une édition marquée par une forte présence de premiers films et de voix féminines émergentes.
Ce nouveau chapitre s’annonce tout aussi prometteur. La présence de Golshifteh Farahani à la tête du jury ouvre un espace de dialogue fertile entre les cinémas et les cultures. On attend désormais avec curiosité la liste des films en compétition, qui sera dévoilée dans les semaines à venir.
Le Festival de Deauville se tiendra comme chaque année au début du mois de septembre, en accueillant une large sélection d’œuvres venues des États-Unis — fictions, documentaires, films de genre — et en offrant une tribune rare aux talents américains peu vus en France.
Avec Golshifteh Farahani en éclaireuse, la 51e édition pourrait bien mêler beauté, résistance et liberté.
