Thunderbolts : les nouveaux Avengers

Marvel Studios continue d’étendre son univers avec Thunderbolts qui détonne par rapport aux précédentes productions et apporte un vent de fraîcheur à un concept qui commençait à s’essouffler.

Thunderbolts arrive dans un contexte économique difficile pour le studio américain, qui a enchaîné les échecs et traversé des périodes de vaches maigres, le public semblant se lasser de cette série de productions toutes identiques, centrées sur des combats entre gentils et vilains. Après avoir déployé ses figures les plus célèbres et essuyé une overdose évidente de la part des spectateurs, Marvel passe au plan de secours avec Thunderbolts, qui s’impose comme l’un des meilleurs films de l’écurie depuis un bon moment. Jake Schreier transforme cette nouvelle galerie de héros en personnages badass, plus funs, et qui changent agréablement des Spider-Man, Ant-Man et compagnie.

Marvel mise sur de nouvelles têtes issues de son catalogue, accompagnées du célèbre Bucky Barnes.Cela insuffle un second souffle à une franchise qui commençait à s’épuiser. La firme américaine amorce un virage inédit, loin des standards habituels du MCU, de ses franchises et de ses représentations iconiques. Avec Thunderbolts, une nouvelle saga se dessine, introduisant d’autres Avengers, atypiques et échappant aux conventions classiques. Que ce soit Red Guardian, Yelena Belova ou Le Fantôme, tous incarnent le renouveau du genre, dans un film bien réalisé — une chose rare dans une production Marvel ces derniers temps. Alors que Julius Onah, Ryan Coogler et d’autres ont dû s’effacer face aux directives imposées et à un divertissement formaté, Jake Schreier livre un blockbuster de qualité, parsemé de scènes à la Mad Max et de passages sympathiquement tournés vers la catastrophe. Thunderbolts dose l’action sans excès, avec un soupçon bienvenu de caractérisation et de sentimentalisme.

Le film innove grâce à la figure du vilain, qui n’en est pas totalement un, étant représenté de manière humaine et avec ses failles. On est loin d’un Thanos, des méchants des premières phases du MCU, et des sempiternels affrontements entre super-héros. Contrairement aux derniers films, Thunderbolts bénéficie d’un scénario construit. Cela change la donne, dans une société dirigée par Kevin Feige, où le divertissement à grande échelle prime souvent sur la substance. Jake Schreier prend ses distances avec les codes habituels et ne se contente pas de copier-coller le cahier des charges. Le réalisateur de La Face cachée de Margo signe un Thunderbolts divertissant et efficace.

Thunderbolts, de Jake Schreier, en salles le 30 avril 2025.

Note :

3,5/5

Laisser un commentaire