Arieh Worthalter, figure de résistance dans Le Faux Soir de Michaël R. Roskam

Arieh Worthalter continue d’affirmer son statut d’acteur majeur du cinéma européen. Après son César du Meilleur acteur pour Le Procès Goldman et une présence remarquée dans Comme le feu et la série Une amie dévouée, il retrouve aujourd’hui le premier plan dans Le Faux Soir, le nouveau long-métrage de Michaël R. Roskam.

Le cinéaste flamand, révélé en 2011 avec Bullhead, nommé à l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère, puis passé par San Sebastián (Quand vient la nuit) et Venise (Le Fidèle), s’attaque cette fois à l’un des épisodes les plus audacieux de la Seconde Guerre mondiale en Belgique : la publication clandestine d’une fausse édition du quotidien Le Soir, détourné par les nazis pour en faire un outil de propagande.

Worthalter incarne Marc « Yvon » Aubrion, figure centrale de cette opération de résistance. Autour de lui, une distribution franco-belge prestigieuse : Bouli Lanners, François Damiens, Mara Taquin, Jean-Benoît Ugeux, Peter Van den Begin, ainsi que deux grands noms français, Mélanie Thierry et Karim Leklou. Une galerie de comédiens qui promet de donner chair à une aventure à la fois historique et résolument contemporaine, tant le film résonne avec les débats actuels sur la liberté d’expression, l’indépendance de la presse et les fake news.

« Le film suit le parcours d’un groupe de résistants qui, au péril de leur vie, accomplirent l’un des actes les plus courageux de la presse clandestine », explique Roskam, qui signe également le scénario avec Bernard Falaise. Fidèle à son goût pour les récits tendus et habités, le réalisateur retrouve ici un cinéma de l’urgence, où l’Histoire éclaire notre présent.

Le tournage, débuté fin septembre, se poursuit jusqu’en décembre entre Bruxelles, Gand, Mons et quelques séquences en France. Produit par Frakas Productions et coproduit par Rectangle Productions/Goodfellas, Harbor Men Pictures et Rossel, Le Faux Soir bénéficie de nombreux soutiens institutionnels et sera distribué en Belgique par Cinéart.

En plaçant Arieh Worthalter au cœur de cette fresque de résistance, Roskam signe un projet ambitieux qui pourrait bien marquer un tournant dans le cinéma belge francophone, entre mémoire historique et brûlante actualité.

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