Kaouther Ben Hania en tournage avec Mimesis

À peine sortie des honneurs vénitiens pour La Voix de Hind Rajab, auréolée d’un Grand Prix du Jury et d’un prix du public à San Sebastián, Kaouther Ben Hania ne ralentit pas le rythme. La réalisatrice tunisienne a entamé mi-septembre le tournage de Mimesis, son septième long métrage, confirmant son statut de figure incontournable du cinéma arabe et international.

Le film s’ancre dans la Tunisie des années 1990. On y suit Bouchra, une femme qui se heurte à l’arrivée d’un imam décidé à transformer le mausolée familial en mosquée. Sa rencontre avec Ahmed, un caméraman, va l’amener à entreprendre un film sur le saint du mausolée. Mais cette quête intime, au croisement de la mémoire, de la religion et du cinéma, remettra profondément en cause ses certitudes.

Le casting rassemble plusieurs visages du cinéma tunisien, dont Lyne Ben Brika, Selim Chebbi, Riadh Aloui Nahdi, Rim Riahi et Fatma Ben Saïdane. Derrière la caméra, la direction de la photographie est confiée à Juan Sarmiento G., déjà apprécié pour son travail sur La Voix de Hind Rajab et Un poète.

Côté production, Mimesis illustre une nouvelle fois la capacité de Kaouther Ben Hania à fédérer des partenaires à l’échelle internationale. Piloté par Tanit Films, fidèle complice de la cinéaste, le projet réunit également des sociétés françaises, allemandes, belges, suédoises et tunisiennes, avec le soutien d’Arte, ZDF, Be tv, Proximus et d’importants fonds européens et arabes. Les ventes mondiales sont assurées par The Party Film Sales, tandis que Jour2Fête distribuera le film en France et Cinéart en Belgique.

Après un passage par la Lozère et Montpellier, l’équipe mettra le cap sur la Tunisie pour la fin du tournage. Mimesis s’annonce déjà comme une œuvre qui prolonge la démarche de Kaouther Ben Hania : mêler l’intime et le politique, interroger les blessures collectives à travers des récits incarnés, et redéfinir les frontières entre documentaire et fiction.

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