La Voix de Hind Rajab, Cinque secondi: notre sélection streaming

Découvrez notre sélection hebdomadaire de films à regarder en streaming, dont La Voix de Hind Rajab, de Kaouther Ben Hania.

Sur Canal +:

la voix de hind rajab

La Voix de Hind Rajab, de Kaouther Ben Hania

Avec La Voix de Hind Rajab, Kaouther Ben Hania livre un film hybride saisissant, entre fiction et documentaire, autour du destin tragique d’une fillette palestinienne prise au piège dans une voiture sous les tirs. En intégrant la véritable voix de Hind Rajab à une reconstitution sobre, la cinéaste transforme un fait réel en expérience cinématographique bouleversante.

Confiné dans un centre d’appel du Croissant-Rouge palestinien, le récit repose sur l’attente, l’impuissance et une tension qui ne cesse de monter. Un film d’une rare intensité, porté par un dispositif minimaliste qui laisse toute la place aux voix, aux silences et à l’émotion.

Sur Sooner

Cinque Secondi, de Paolo Virzi

cinque secondi

Avec Cinque secondi, Paolo Virzì signe un drame intime sur le deuil, la culpabilité et la possibilité d’une seconde chance. Un avocat brisé par la mort de sa fille voit son existence bouleversée par sa rencontre avec une jeune comtesse, faisant naître entre eux un lien aussi fragile qu’inattendu.

Entre douleur et reconstruction, Virzì privilégie une mise en scène sobre et sensible, portée par des personnages profondément humains. Un film délicat sur ces quelques secondes qui peuvent changer une vie, mais aussi sur la force des liens capables de nous aider à reprendre le chemin de l’existence.

Vanilla, de Mayra Hermosillo

vanilla

Avec Vanilla, Mayra Hermosillo signe une chronique familiale tendre et douce-amère, où plusieurs générations de femmes tentent de préserver leur foyer malgré les dettes et les menaces qui s’accumulent. Derrière son esthétique rétro et son humour, le film observe avec justesse les liens qui unissent cette famille aussi attachante que chaotique.

Entre éclats de rire, disputes et inquiétude grandissante, Vanilla dresse un joli portrait de sororité et de solidarité face à la précarité. Une comédie dramatique pleine de vie, portée par des personnages hauts en couleur et une belle réflexion sur la famille, l’enfance et la capacité à rester soudés lorsque tout menace de s’effondrer.

Mata, de Rachel Lang

mata

Avec Mata, Rachel Lang signe un thriller d’espionnage tendu et minimaliste, centré sur une agente de la DGSE traumatisée par une opération qui a mal tourné. Rappelée pour une mission de contre-espionnage dans les Alpes, elle découvre peu à peu des liens troublants avec les événements qui la hantent encore.

Porté par une Eye Haïdara toute en retenue, le film privilégie la tension psychologique et le réalisme à l’action spectaculaire. Une plongée sobre et immersive dans les coulisses du renseignement français, où secrets, hiérarchie et traumatismes se mêlent au portrait intime d’une femme en quête de réponses.

Romería, de Carla Simon

romeria

Avec Romería, Carla Simón suit Marina, une jeune orpheline de 18 ans qui part en Galice à la rencontre de sa famille paternelle pour comprendre l’histoire de ses parents. Entre silences, secrets et souvenirs enfouis, cette quête d’identité fait ressurgir les blessures d’une génération marquée par la Movida, la drogue et le sida.

Inspiré de l’histoire familiale de la réalisatrice, le film mêle mémoire et imaginaire pour reconstituer une vie disparue. Un récit intime et nostalgique sur la transmission, les secrets de famille et la nécessité de comprendre le passé pour pouvoir construire son propre avenir.

La Poupée, de Sophie Beaulieu

la poupée

Avec La Poupée, Sophie Beaulieu imagine une comédie grinçante autour de Rémi, un homme fragilisé par une rupture qui trouve du réconfort auprès d’une poupée à taille humaine. Lorsque celle-ci prend progressivement forme humaine, sa quête d’amour et de réconfort bascule dans une relation aussi drôle que troublante.

Entre situations burlesques et regard acéré sur la solitude, le film questionne notre rapport à l’amour, à la consommation et aux normes sentimentales. Une comédie tendre et décalée qui, derrière son humour, interroge avec justesse nos besoins affectifs et notre difficulté à vivre avec la solitude.

Sur TF1+:

L’Histoire de Souleymane, de Boris Lojkine« 

l'histoire de souleymane

Avec L’Histoire de Souleymane, Boris Lojkine suit le quotidien d’un jeune Guinéen qui sillonne Paris à vélo pour livrer des commandes et tenter de construire une nouvelle vie. Entre précarité, épuisement et incertitude administrative, le film plonge au cœur d’une existence où chaque journée ressemble à une épreuve.

Porté par le réalisme saisissant de sa mise en scène et l’interprétation bouleversante d’Abou Sangaré, le film donne à voir les coulisses d’un métier précaire et le parcours semé d’obstacles vers la régularisation. Un récit social d’une grande intensité, aussi lucide qu’émouvant.

Sur Netflix:

Anatomie d’une chute, de Justine Triet

anatomie d'une chute

Palme d’or à Cannes en 2023, Anatomie d’une chute de Justine Triet dissèque avec une précision fascinante la dislocation d’un couple à travers le procès de Sandra, accusée d’avoir provoqué la mort de son mari. En jouant constamment sur ce que l’on voit, ce que l’on entend et ce que l’on imagine, le film transforme le spectateur en témoin d’une vérité impossible à saisir.

Entre malvoyance, surdité et fragments de souvenirs, Justine Triet brouille les pistes et interroge notre perception des faits. Porté par une mise en scène virtuose et l’interprétation magistrale de Sandra Hüller, le film dépasse le simple thriller judiciaire pour devenir une exploration brillante du couple, de la culpabilité et de la manière dont chacun construit sa propre vérité.

Sur CINE+OCS:

Else, de Thibaut Emin

else

Avec Else, Thibaut Emin signe un film de genre franco-belge qui mêle fantastique, science-fiction et body horror. Dans un appartement transformé en refuge, Anx et Cass tentent de survivre alors qu’une étrange contamination métamorphose progressivement les corps et fait basculer le monde extérieur dans le chaos.

Entre confinement, peur de l’autre et angoisses contemporaines, le film convoque autant l’horreur organique que les traumatismes collectifs de la pandémie. Une expérience viscérale et singulière, qui transforme le huis clos en terrain d’exploration des peurs humaines, de l’amour et de la fin du monde.

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