Notre sélection de films à voir en DVD et Blu-Ray

Retrouvez dans cette rubrique DVD-Blu-Ray les choix de la rédaction:

Avignon, de Johann Dionnet

Grand Prix du Festival de l’Alpe d’Huez 2025, Avignon marque les débuts prometteurs de Johann Dionnet, qui signe une comédie estivale drôle, vive et pleine de tendresse.

Le film suit Stéphane, comédien de boulevard, venu jouer une pièce au célèbre Festival d’Avignon, où il retrouve Fanny, actrice reconnue, et se lance dans une improbable reconquête.

Entre quiproquos, séduction et hommages à Molière, Dionnet dresse un portrait joyeux du monde du théâtre, oscillant entre dérision et romantisme.

Porté par une troupe irrésistible, Avignon charme par sa bonne humeur, son énergie communicative et son regard bienveillant sur les artistes des planches.

Une comédie solaire et attachante, aussi légère qu’intelligente.

Différente, de Lola Doillon

Avec Différente, Lola Doillon signe un film juste et essentiel sur l’autisme au féminin, porté par une Jehnny Bethbouleversante de sincérité.

À travers le parcours de Katia, femme en quête de compréhension d’elle-même, la réalisatrice aborde avec précision les réalités du trouble du spectre autistique, ses difficultés sociales et sensorielles, mais aussi l’isolement qu’il engendre.

Le film met en lumière la spécificité du diagnostic chez les femmes, souvent invisibilisées, et redonne une voix à celles qui vivent dans le décalage permanent.

Soutenu par une écriture documentée et une mise en scène sobre, Différente sensibilise sans moraliser, touchant juste par son humanité.

Une œuvre nécessaire, à la fois pédagogique, émotive et profondément humaine.

Les Enfants rouges, de Lotfi Achour

Avec Les Enfants rouges, Lotfi Achour signe un film d’une puissance rare, inspiré d’un fait réel et traversé par une spiritualité poignante.

Dans les montagnes tunisiennes, un jeune berger assiste à l’assassinat de son frère et entreprend de ramener son corps pour lui offrir une sépulture digne.

Entre douleur et dignité, le cinéaste explore la violence du deuil et la persistance des rites, tout en dressant le portrait d’une Tunisie fracturée, tiraillée entre modernité et fanatisme.

Soutenu par une mise en scène d’une grande rigueur visuelle, baignée de lumière et de silence, le film impressionne par sa beauté minérale et son intensité émotionnelle.

Les Enfants rouges est une œuvre sobre, habitée, qui fait de la mort un acte de mémoire et de résistance.

Life of Chuck, de Mike Flanagan (aussi en Blu-ray)

Avec Life of Chuck, Mike Flanagan signe sans doute sa plus belle adaptation de Stephen King, loin de l’horreur pure et proche d’une méditation sur la vie et la mort.

Le film suit la lente disparition du monde à travers le regard d’un couple et d’un homme mystérieux, Charles Krantz(interprété par un bouleversant Tom Hiddleston), dont l’existence semble liée à celle de l’humanité tout entière.

Flanagan y déploie un art du récit en fragments, alternant drame intime et parabole métaphysique. Sa mise en scène, d’une grande délicatesse visuelle, privilégie la lumière, le silence et les gestes simples.

Entre poésie, philosophie et émotion, Life of Chuck interroge ce qui fait sens dans une vie : la mémoire, l’amour, la finitude.

Une œuvre mélancolique, humaniste et profondément habitée — un Stephen King comme on en voit peu.

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