The Beatles: le casting du projet de Sam Mendes s’étoffe

Le projet hors norme de Sam Mendes consacré aux Beatles continue de prendre forme. Sony et Neal Street viennent d’annoncer l’arrivée de Harry Lawtey, Farhan Akhtar, Lucy Boynton et Morfydd Clark au casting de The Beatles – A Four Film Cinematic Event, dont le tournage est actuellement en cours au Royaume-Uni.

Harry Lawtey, révélé par la série Industry, incarnera Stuart Sutcliffe, souvent surnommé « le cinquième Beatle ». Bassiste originel du groupe, il quitte la formation en 1961 pour se consacrer à la peinture. Figure marginale mais fondatrice de l’esthétique hambourgeoise des débuts, Sutcliffe reste un personnage clé dans la mythologie du groupe.

Farhan Akhtar prêtera ses traits à Ravi Shankar, le musicien indien dont l’influence fut déterminante sur George Harrison et l’introduction des sonorités orientales dans la musique des Beatles. Lucy Boynton interprétera Jane Asher, actrice britannique et fiancée de Paul McCartney, muse derrière plusieurs chansons emblématiques du groupe. Morfydd Clark incarnera Cynthia Lennon, première épouse de John Lennon et mère de Julian, témoin direct des bouleversements intimes précédant la relation avec Yoko Ono.

Comme annoncé précédemment, Mendes réalisera quatre longs métrages distincts, chacun raconté du point de vue d’un membre du groupe : John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr. Il s’agit de la première fois qu’Apple Corps Ltd et les Beatles accordent les droits complets sur leurs vies et leur musique pour une adaptation cinématographique de cette ampleur.

L’équipe technique réunie confirme l’ambition du projet. À la photographie, le double oscarisé Greig Fraser, connu pour Dune et Dune: Deuxième partie. Au montage, Lee Smith, récompensé pour Dunkerque et 1917. La direction artistique sera assurée par Stefania Cella, Mark Tildesley et Neal Callow. Côté musique, Giles Martin, fils du producteur historique des Beatles George Martin, officiera comme producteur exécutif musical.

Ce projet en quatre volets s’inscrit dans une tendance récente des biopics musicaux, mais son dispositif narratif fragmenté le distingue nettement. Là où un film comme Bohemian Rhapsody adoptait une trajectoire linéaire, Mendes propose une polyphonie cinématographique. Chaque film promet d’éclairer la dynamique interne du groupe à travers une subjectivité différente.

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