De La Comédie-Française, La Fille dans les nuages: nos avis de la semaine

Retrouvez nos différents avis concernant les films sortis ce mercredi 22 juillet 2026, dont De La Comédie-Française, de Martin Darondeau et Bertrand Usclat.

On recommande:

De La Comédie-Française, de Martin Darondeau et Bertrand Usclat

De La Comédie-Française, réalisé par Martin Darondeau et Bertrand Usclat, plonge avec humour dans les coulisses de la célèbre institution théâtrale française. Le film suit les préparatifs chaotiques d’une première, où répétitions mouvementées, imprévus et tensions entre les comédiens transforment la soirée en véritable course contre la montre. Portée par plusieurs sociétaires et pensionnaires de la troupe, cette comédie enchaîne les quiproquos, les malentendus et les situations burlesques. Les acteurs s’amusent à détourner leur propre image avec beaucoup d’autodérision, tandis que la mise en scène dynamique accentue le sentiment d’urgence. Inspiré de l’esprit de Molière, le film mêle satire, fantaisie et hommage au théâtre. Récompensé au Festival de l’Alpe d’Huez, il séduit par son énergie, son écriture efficace et son regard à la fois tendre et moqueur sur une institution emblématique.

La Fille dans les nuages, de Philippe Riche

La Fille dans les Nuages, réalisé par Philippe Riche, est un film d’animation qui mêle aventure, écologie et imaginaire. Il raconte l’histoire de Providence, une jeune fille de 11 ans qui découvre une plume magique capable de donner vie à ses écrits. Accompagnée de son cochon d’Inde Airbag, devenu capable de parler, elle entreprend une mission pour protéger la planète d’une menace environnementale. À travers cette quête, le film transmet un message positif sur l’importance d’agir pour la nature, quel que soit son âge. Son univers visuel soigné, son humour et ses personnages attachants rendent le récit accessible aux petits comme aux grands. Malgré quelques facilités scénaristiques, cette œuvre propose un regard optimiste sur l’écologie, l’imagination et la capacité des nouvelles générations à faire évoluer le monde.

Gorgona , de Evi Kalogiropoulou

Présenté à la Mostra de Venise 2025, Gorgonà est le premier long métrage de la réalisatrice grecque Evi Kalogiropoulou. Le film se déroule dans une ville industrielle contrôlée par un groupe d’hommes armés, où Maria tente de s’imposer dans un univers dominé par la violence et les rapports de pouvoir. Inspiré à la fois de la mythologie grecque et du cinéma de genre, le récit mêle science-fiction, drame et réflexion sur le patriarcat et la dégradation environnementale. L’arrivée d’Eleni vient bouleverser l’équilibre de cette communauté et relance les luttes de pouvoir. Si le film impressionne par son univers visuel, sa mise en scène et son atmosphère, son discours sur l’émancipation reste parfois ambigu. Malgré quelques longueurs et certaines scènes moins convaincantes, Gorgonà s’impose comme un premier film ambitieux, original et prometteur.

On ne recommande pas:

Sur la route d’Omaha, de Cole Webley

Ce road-movie, construit autour du scandale de l’abandon d’enfants, peine à captiver malgré un sujet riche en potentiel. Faute d’un traitement plus approfondi et d’une véritable intensité dramatique, le film laisse une impression d’inabouti et ne parvient jamais à exploiter pleinement la force de son propos.

Nightborn, de Hanna Bergholm

Ce film d’horreur scandinave peine à convaincre en raison de son rythme particulièrement lent et de sa mise en scène trop pesante. Le bébé, constamment suggéré plutôt que montré, s’inscrit dans les codes les plus classiques du cinéma d’épouvante, sans apporter de réelle nouveauté. Malgré une atmosphère soignée, l’ensemble donne une impression de déjà-vu et ne parvient jamais à renouveler les thèmes habituels du genre.

Cap Farewell, de Vanja d’Alcantara

Présenté au Festival du film francophone de Namur, CAP Farewell de Vanja d’Alcantara peine à convaincre malgré des thématiques prometteuses. Entre relations mère-fille conflictuelles, trafic en toile de fond et question de la garde, le film accumule les pistes sans jamais vraiment les approfondir. Le personnage principal, Toni, jeune femme de 24 ans enfermée dans une forme d’irresponsabilité, manque de relief, tout comme l’ensemble des interprétations, souvent inégales. La mise en scène, proche du documentaire, n’apporte pas la tension attendue et laisse une impression de flottement. Même le cadre, pourtant chargé symboliquement autour du Cap Farewell, reste sous-exploité.

Gavagai, et autres malentendus, de Ulrich Kohler

À travers une intrigue inspirée de la tragédie grecque, ce film aborde la question du racisme et des fractures de nos sociétés contemporaines. Présentée comme une fable satirique, l’œuvre peine toutefois à dépasser un discours souvent attendu, en insistant sur des idées déjà largement explorées. En hésitant constamment entre la parodie et la dénonciation, la réalisatrice ne parvient pas à donner toute la force ni toute la nuance à son propos.

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