Découvrez notre sélection de films à regarder en streaming, dont Disclosure Day, réalisé par Steven Spielberg.
Sur Sooner:
Disclosure Day, de Steven Spielberg

Avec Disclosure Day, Steven Spielberg revient à la science-fiction et retrouve les thèmes qui ont marqué sa filmographie : la vie extraterrestre, les secrets d’État et la fascination pour l’inconnu. Porté par Emily Blunt et Josh O’Connor, le film s’inscrit dans la lignée de Rencontres du troisième type et d’E.T., tout en renouant avec le goût du cinéaste pour l’aventure et le grand spectacle.
Ce nouveau long métrage séduit par sa mise en scène maîtrisée et sa façon d’entretenir le mystère sans tout dévoiler. Spielberg privilégie la suggestion et laisse une place importante à l’imagination du spectateur. Pour les amateurs de science-fiction, Disclosure Day mérite le détour : un film qui ravive les grandes heures du cinéma spielbergien sans se limiter à la nostalgie.
Maspalomas, de Aitor Arregi et José Mari Goenaga

Avec Maspalomas, José Mari Goenaga et Aitor Arregi signent un film sensible sur le vieillissement, la liberté et le droit de rester soi-même. Après un AVC, Vicente quitte le paradis ensoleillé où il vivait librement son homosexualité pour rejoindre une maison de repos, où il doit faire face à la perte d’autonomie et au poids des conventions. Un changement de décor qui bouleverse ses repères et ravive les blessures du passé.
Ce qui rend le film particulièrement touchant, c’est la justesse avec laquelle il aborde le désir, la solitude et la difficulté de vieillir sans renoncer à son identité. Sans tomber dans le misérabilisme, les deux cinéastes livrent un portrait profondément humain, porté par une mise en scène délicate et une belle attention aux personnages. Maspalomas mérite le détour pour son regard sur une réalité encore trop peu représentée au cinéma : celle de l’homosexualité au grand âge et du droit de vivre librement, à tout âge.
The Furious, de Kenji Tanigaki

Avec The Furious, Kenji Tanigaki et Kensuke Sonomura misent tout sur l’action et la démesure. L’histoire, celle d’un père prêt à tout pour retrouver sa fille enlevée par des trafiquants, sert surtout de prétexte à une succession de combats spectaculaires, de cascades impressionnantes et de scènes de violence assumée. Ici, pas de place pour les temps morts : le film enchaîne les affrontements à un rythme effréné.
Si le scénario reste très mince, The Furious compense par des chorégraphies redoutables et une énergie qui ne faiblit presque jamais. Dans la lignée de Kill, le film s’adresse avant tout aux amateurs de cinéma d’action décomplexé, où la surenchère fait partie du plaisir. Un spectacle brutal et parfois excessif, à découvrir pour ses combats plutôt que pour son histoire.
La Chaleur, de Stéphane Demoustier

Avec La Chaleur, Stéphane Demoustier transforme un camping ensoleillé en décor de polar sous tension. Marouane, 17 ans, voit sa dernière journée de vacances basculer après un incident qui le plonge dans la peur et la culpabilité. Derrière l’insouciance estivale, les baignades et les flirts adolescents, le film installe peu à peu un climat étouffant, à mesure que la disparition d’un jeune homme vient troubler la tranquillité des vacanciers.
Ce qui retient l’attention, c’est la manière dont le réalisateur fait de la chaleur un véritable ressort dramatique. Le temps semble s’étirer, les lieux familiers deviennent inquiétants et l’angoisse de Marouane gagne progressivement l’écran. À travers ce récit tendu et sensoriel, La Chaleur explore avec justesse le passage à l’âge adulte, le poids des actes et la fin brutale de l’insouciance. Un polar singulier, porté par une mise en scène précise et une atmosphère qui persiste après la séance.
La Bataille De Gaulle : L’Âge de fer, de Antonin Baudry

Avec La Bataille De Gaulle : L’Âge de fer, Antonin Baudry revient sur les débuts de la France libre et le combat d’un général qui refuse la capitulation de 1940. De l’Appel du 18 Juin aux négociations avec Churchill et Roosevelt, le film retrace le parcours d’un homme encore isolé, déterminé à poursuivre la guerre et à rallier des soutiens à sa cause. Simon Abkarian incarne un De Gaulle imposant, dont la détermination et le caractère donnent au récit toute sa force.
Grâce à une reconstitution historique soignée et une approche qui mêle enjeux militaires et diplomatiques, ce premier volet rend accessible une période décisive de l’histoire française. Malgré quelques traits de caractère parfois appuyés et une durée conséquente, le film convainc par son ambition et la richesse de son récit. Une fresque historique à découvrir pour mieux comprendre la naissance de la France libre.
The Plague, de Charlie Polinger

Avec The Plague, Charlie Polinger plonge au cœur du harcèlement adolescent dans un camp de water-polo américain, où Ben, un nouveau venu, devient la cible de ses camarades après avoir témoigné de la compassion envers Eli, un garçon rejeté par le groupe. À travers cette mécanique d’exclusion et d’humiliation, le réalisateur décrit avec un réalisme saisissant la violence collective et la difficulté, pour une victime, de trouver de l’aide.
Porté par de jeunes acteurs particulièrement convaincants, le film adopte le point de vue de Ben pour mieux faire ressentir son isolement et sa détresse psychologique. L’atmosphère oppressante, renforcée par le travail sonore et une mise en scène immersive, rend l’expérience parfois éprouvante. The Plague est un film qui marque par sa justesse et rappelle combien le harcèlement peut détruire un adolescent, surtout lorsque les adultes tardent à intervenir. Une œuvre forte, à découvrir pour son regard sans concession sur un phénomène encore trop présent.
Sur CINE+OCS:
Avignon, de Johann Dionnet

Avec Avignon, récompensé du Grand Prix au Festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez en 2025, Johann Dionnet signe une comédie romantique pleine de charme, au cœur du célèbre festival de théâtre. Stéphane, comédien habitué au boulevard, y retrouve Fanny, une actrice reconnue dont il tombe amoureux. Pour la séduire, il se retrouve embarqué dans une série de quiproquos qui l’amènent à sortir de sa zone de confort.
Entre les petites troupes qui courent les rues pour distribuer leurs tracts et les représentations des grands classiques, le film restitue avec humour l’effervescence du festival. Derrière la romance, Avignon porte aussi un regard amusé sur les préjugés qui opposent théâtre populaire et théâtre classique. Portée par une distribution enthousiaste et une ambiance estivale communicative, cette comédie légère et attachante offre une belle escapade dans les coulisses du spectacle vivant.
Silent Friend, de Ildiko Enyedi

Avec Silent Friend, Ildikó Enyedi propose un voyage sensoriel au cœur des liens entre l’humain et la nature. À travers plusieurs époques, dans une même université, le film suit des personnages dont les recherches et les expériences les rapprochent du monde végétal. Au centre du récit, les arbres et les plantes deviennent bien plus que de simples éléments du décor : ils invitent à repenser notre rapport au vivant et au temps qui passe.
Porté par une mise en scène d’une grande délicatesse, Silent Friend séduit par la beauté de ses images et son rythme contemplatif. Le film évoque aussi la solitude et les difficultés de communication, en suggérant que la nature offre parfois une forme d’apaisement que les relations humaines ne permettent pas toujours. Une œuvre singulière et poétique, à découvrir pour qui aime le cinéma sensoriel, qui prend le temps de regarder le monde autrement.
Sur Disney +:
Les Tempêtes, de Dania Reymond

Avec Les Tempêtes, Dania Reymond signe un premier long-métrage à la frontière du fantastique et du cinéma expérimental. Alors que d’étranges nuages de poussière jaune envahissent l’Algérie, Nacer, journaliste, voit son quotidien bouleversé par la réapparition de sa femme Fajar, pourtant décédée. Cette rencontre inattendue fait ressurgir un passé douloureux, dans une ville où l’atmosphère devient chaque jour plus inquiétante.
Porté par Camélia Jordana et Khaled Benaissa, le film explore avec délicatesse le deuil, la mémoire et les blessures d’un pays marqué par son histoire. Sa mise en scène contemplative, ses décors aux teintes jaunâtres et son ambiance apocalyptique composent un univers singulier, où le fantastique se mêle aux traumatismes du passé. Une œuvre intrigante et poétique, à découvrir pour son approche originale du souvenir et des absents, même si son rythme lent demande de se laisser porter par ses images.
