Les Bad Guys 2: le retour réussi du commando animal

Les Bad Guys 2 reprend avec efficacité les ingrédients qui ont fait le succès du premier opus, sorti en 2022 : un enchaînement soutenu de rythme et de folie, pour un spectacle visuellement réjouissant, destiné aussi bien aux enfants qu’aux adultes.

DreamWorks capitalise sur la popularité de sa bande de malfaiteurs attachants et livre une suite divertissante, dans laquelle nos héros à quatre pattes tentent de devenir de véritables « Good Guys ». Mais alors qu’ils goûtent aux joies d’une vie rangée, leurs vieilles habitudes ressurgissent : un groupe de « Bad Girls », essentiellement féminin, les détourne du droit chemin en les embarquant dans une mission aussi risquée qu’inattendue.

Pierre Perifel, déjà aux commandes du premier film, reprend la même formule animée, avec une belle maîtrise. Le résultat : un épisode visuellement abouti, où scénario inventif et animation stylisée s’entrelacent avec fluidité. La mise en scène impressionne dès les premières minutes, notamment avec une course-poursuite digne des meilleures scènes d’action hollywoodiennes — Tom Cruise version cartoon en tête.

L’humour reste omniprésent, la narration dynamique, et l’ensemble assume une veine parodique qui évoque clairement l’univers de James Bond, revisité à travers le prisme animalier. Les personnages gagnent en nuances, naviguant entre leur envie de bien faire et leurs penchants naturels pour l’arnaque. Ils finissent, bien sûr, par incarner à leur manière une forme d’héroïsme bancal mais attachant.

Le récit, à mi-chemin entre film d’espionnage et comédie burlesque, enchaîne les rebondissements avec efficacité. L’arrivée du groupe des Bad Girls apporte une nouvelle dynamique au film, en installant une rivalité piquante et bienvenue face aux protagonistes masculins.

Présenté en avant-première au Festival d’Annecy 2025, Les Bad Guys 2 impressionne aussi par sa direction artistique. La 3D, vive et stylisée, atteint un niveau de raffinement supérieur au premier volet. Les ambiances nocturnes, les jeux de lumière et certaines scènes spatiales flirtent avec le photo-réalisme, tout en conservant une forte identité graphique.

Comme son prédécesseur, ce second opus confirme le potentiel cinématographique de la saga. Le rythme, effréné mais jamais brouillon, est porté par des trouvailles visuelles et des dialogues ciselés. Le spectateur est happé dans un univers d’action débridée, de suspense ludique et d’humour malin — un véritable braquage artistique, où les anciens escrocs deviennent, presque malgré eux, les sauveurs de la situation.

DreamWorks poursuit ici sa stratégie d’animation 3D stylisée, avec une charte graphique affirmée, un sens du spectacle aiguisé et une accessibilité narrative pensée pour un très large public. Une suite généreuse, inventive et réjouissante, qui confirme la vitalité de l’animation grand public quand elle ose sortir des sentiers battus.

Les Bad Guys 2, de Pierre Perifel, en salles le 30 juillet 2025.

Note:

4/5

Laisser un commentaire