« Qu’est-ce que résister ? Comment se battre pour ses valeurs au point de pouvoir en mourir ? » C’est autour de ces interrogations que s’articule Jean Moulin (titre international : Moulin), le nouveau film de László Nemes dont le tournage a débuté lundi 15 septembre. Quatrième long métrage du cinéaste hongrois, il marque sa première incursion dans la langue française après Le Fils de Saul (Grand Prix à Cannes en 2015 et Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2016), Sunset (compétition à Venise en 2018, prix FIPRESCI) et Orphan (également en compétition à Venise cette année et candidat hongrois à l’Oscar du meilleur film international).
En tête d’affiche, Gilles Lellouche incarne Jean Moulin. L’acteur, plusieurs fois nommé aux César, a récemment été vu dans Leurs enfants après eux et sera prochainement à l’affiche de Chien 51, La Vénus électrique et Bazaar. Face à lui, Lars Eidinger, figure du cinéma allemand, interprète Klaus Barbie. Nommé à l’European Film Award et au prix Lola du meilleur acteur pour La Partition, il est apparu récemment dans The Light.
Le scénario, signé Olivier Demangel (Atlantique, Novembre, Chien 51), suit le parcours de Jean Moulin, parachuté en France occupée afin d’unifier les réseaux de la Résistance sous l’autorité du général de Gaulle. Trahi puis arrêté à Lyon par la Gestapo dirigée par Klaus Barbie, il est torturé sans relâche mais ne cède jamais, devenant une figure morale dont la détermination galvanise les forces résistantes.
Produit par Alain Goldman pour Pitchipoï Productions et Montmartre Films, en coproduction avec TF1 Films Productions, Jean Moulin a déjà été préacheté par Disney+ et HBO Max. Le film sera distribué en France par Studio TF1 et vendu à l’international par 193 Legendary. La direction de la photographie est confiée à Mátyás Erdély, collaborateur fidèle de László Nemes.
Avec ce projet, Nemes s’attaque à une figure historique emblématique de la Résistance française, prolongeant sa réflexion sur la mémoire, l’oppression et la dignité humaine. Après avoir exploré la Shoah et les fractures de l’Europe centrale, le cinéaste transpose son regard rigoureux et son esthétique singulière dans l’histoire française, promettant un film où l’intime rejoint l’universel.
