La Fille du Konbini, Une Fille en or: nos avis de la semaine

Retrouvez nos avis concernant les films sortis ce mercredi, dont notre coup de coeur pour La Fille du Konbini.

On vous recommande:

La Fille du Konbini, de Yuho Ishibashi

Dans La Fille du Konbini, Yûho Ishibashi suit Nozomi Iisuka, une jeune femme en reconstruction après un burn-out, désormais employée dans une supérette de quartier. Isolée et enfermée dans une routine monotone, elle voit son quotidien évoluer lorsqu’elle retrouve une ancienne amie, incarnée par Haruka Imô, qui l’aide à renouer progressivement avec les autres. À travers une mise en scène sobre et un rythme lent, le film capte avec justesse l’état d’épuisement et de doute qui succède à une période de surcharge professionnelle. Interprétée par Erika Karata, Nozomi incarne une jeunesse confrontée à une pression sociale et professionnelle forte, où la réussite est souvent synonyme de sacrifice personnel. Le récit aborde en filigrane la difficulté de trouver un équilibre entre stabilité et épanouissement, tout en évoquant le poids du regard familial et social. Sans discours appuyé, le film met en lumière une réalité contemporaine largement partagée. Entre solitude et timide renaissance, il dessine le parcours fragile d’une jeune femme en quête de sens. Une œuvre discrète qui interroge notre rapport au travail et à nous-mêmes.

On ne vous recommande pas:

Morlaix, de Jaime Rosales

Avec Morlaix, Jaime Rosales semble vouloir s’inscrire dans une filiation avec le cinéma de Éric Rohmer, en reprenant certains de ses codes — primauté de la parole, questionnements existentiels, épure narrative. Mais là où Rohmer trouvait une clarté et une précision dans l’écriture, Rosales s’égare ici dans des digressions longues et souvent opaques. Le film étire ses réflexions sur la vie, la mort et les sentiments sans parvenir à leur donner une véritable incarnation dramatique. À force de vouloir intellectualiser son propos, Morlaix finit par diluer toute tension, laissant place à une forme d’errance théorique qui peine à captiver. L’ennui s’installe progressivement, révélant les limites d’un hommage qui ne parvient jamais à se transformer en véritable proposition de cinéma.

Une Fille en or, de Jean-Luc Gaget


Certains films semblent avancer sans véritable ossature narrative, et Une Fille en or s’inscrit pleinement dans cette catégorie. Dépourvu de ligne directrice claire, le film donne l’impression d’un projet inabouti, plus proche de l’ébauche que de l’œuvre achevée. Les scènes s’enchaînent sans logique apparente, peinant à construire un récit ou à faire émerger un enjeu. Cette absence de structure finit par désorienter et, surtout, par lasser. Au centre, Pauline Clément tente de maintenir une forme de présence, mais se retrouve isolée dans un ensemble qui manque de cohérence et d’intention. Faute de véritable trajectoire narrative, le film s’éparpille et laisse une impression de vide persistant.

Laisser un commentaire