Woman and Child, Plus fort que moi: notre sélection streaming

Decouvrez notre sélection hebdomadaire de films à regarder en streaming, dont Woman and Child, réalisé par Saeed Roustaee.

Sur CINE+OCS:

Woman and Child, de Saeed Roustaee

woman and child

Woman and Child de Saeed Roustaee raconte le quotidien de Mahnaz, une veuve qui élève seule ses deux enfants dans une société marquée par les contraintes et les inégalités. Entre les attentes de son compagnon, les pressions familiales et les normes sociales, elle doit constamment faire des compromis et renoncer à une partie de sa liberté. Le film montre ainsi une oppression ordinaire, qui s’installe progressivement dans les gestes, les regards et les décisions du quotidien.

Roustaee choisit une mise en scène sobre, faite de silences, d’espaces clos et de tensions contenues pour traduire l’enfermement de son personnage. L’interprétation de Parinaz Izadyar renforce cette impression, avec une colère qui grandit sans jamais tomber dans le pathos. Sans discours politique direct, le réalisateur dénonce les mécanismes de domination et la condition des femmes. Woman and Child apparaît ainsi comme un film engagé, où la résistance de Mahnaz devient le reflet d’un combat plus large pour la liberté.

Sur Sooner:

Plus fort que moi, de Kirk Jones

Plus fort que moi

Plus fort que moi de Kirk Jones raconte l’histoire vraie de John Davidson, atteint du syndrome de Gilles de la Tourette. Le film montre sans détour les difficultés liées à la maladie : tics incontrôlables, cris, insultes involontaires et incompréhension de son entourage. Durant son adolescence, John doit affronter le rejet, les violences scolaires et l’isolement, tandis que le regard des autres devient une épreuve aussi difficile que la maladie elle-même. Grâce au soutien de personnes bienveillantes, il apprend progressivement à mieux comprendre son trouble et à accepter sa différence.

Sans tomber dans le pathos, Kirk Jones filme avec sobriété le parcours de John, de la honte à l’acceptation. Peu à peu, le jeune homme transforme son expérience en combat contre les préjugés en témoignant dans les écoles et auprès des institutions. Les acteurs, qui incarnent John à différents âges, livrent des interprétations justes et sensibles. Plus qu’un biopic, Plus fort que moi est un film sur la différence, la tolérance et l’importance de mieux comprendre ceux que la société peine à accepter.

Pour le meilleur, de Marie-Castille Mention-Schaar

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Pour le meilleur de Marie-Castille Mention-Schaar raconte l’histoire vraie de Philippe Croizon, amputé des quatre membres, qui se lance dans le défi extraordinaire de traverser la Manche à la nage. Le film commence par sa rencontre avec Suzana, une histoire d’amour qui lui apporte confiance et soutien. Sans chercher à susciter la pitié, le récit montre le quotidien de Philippe, son autonomie et les difficultés liées à son handicap. Il met surtout en avant sa volonté de dépasser ses limites et de réaliser un rêve que beaucoup jugent impossible.

La préparation de la traversée occupe une place centrale dans le film. Philippe s’entraîne sans relâche, soutenu par Suzana, sa famille et une équipe de nageurs qui finit par croire en son projet. Les scènes de piscine et de mer rendent compte de l’ampleur du défi et de sa progression. Porté par une mise en scène sobre et une musique aux accents héroïques, Pour le meilleur célèbre le courage, la résilience et la force collective. Le film apparaît ainsi comme un récit inspirant sur le dépassement de soi et la capacité à transformer une épreuve en victoire.

Soumsoum, la nuit des astres, de Mahamat Saleh-Haroun

soumsoum

Soumsoum, la nuit des astres de Mahamat-Saleh Haroun raconte l’histoire de Kellou, une jeune femme tchadienne hantée par des visions et des messages mystérieux. Entre le réel, les traditions et le fantastique, elle devient une sorte de messagère entre le passé, le présent et le futur. Sa rencontre avec Aya, une femme exilée marquée par des révélations douloureuses, l’entraîne dans une histoire où les mythes et les croyances occupent une place importante. À travers ce récit, Haroun explore la mémoire, la mort et la place des femmes dans une société encore dominée par les hommes.

Le film s’inscrit dans un cinéma africain à la fois engagé et profondément ancré dans les traditions tchadiennes. Kellou apparaît comme une femme forte qui refuse les règles imposées par les chefs du village et devient le symbole d’une évolution des mentalités. La photographie met en valeur les paysages du Tchad et renforce l’atmosphère mystique du récit. Malgré une belle dimension esthétique et une interprétation naturelle, le film souffre toutefois de quelques longueurs, notamment dans sa dernière partie, qui peut rendre l’ensemble moins accessible au public.

Pour Klára, de Olmo Omerzu

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Pour Klára d’Olmo Omerzu raconte l’histoire de Klára, une adolescente atteinte d’anorexie, qui passe des vacances en Croatie avec son père et son frère. La rencontre avec Denis, un jeune pêcheur local dont elle tombe amoureuse, lui redonne progressivement goût à la vie. Mais un événement soudain vient bouleverser leur relation et fragilise davantage la jeune fille, qui doit être hospitalisée. Le film aborde l’anorexie avec justesse, sans insister sur la maladie ni tomber dans la dramatisation, tout en montrant les difficultés vécues par Klára et son entourage.

L’histoire s’intéresse également aux conséquences de la maladie sur la famille. Les parents, séparés, se rapprochent pour aider leur fille, tandis que le petit frère Teo se retrouve mis de côté et doit supporter une situation qui le dépasse. À travers cette famille fragilisée, le réalisateur montre les tensions, les inquiétudes et les sacrifices provoqués par la maladie. Malgré son rythme calme, Pour Klára pose une réflexion sur l’importance du soutien familial et des relations sincères, capables d’apporter à la personne malade un véritable espoir de guérison.

Sur Prime Video:

Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan, de Ken Scott

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Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan de Ken Scott raconte l’enfance de Roland Perez, né avec un pied bot et élevé par une mère très protectrice. À travers ses souvenirs, le film montre une relation fusionnelle entre une mère dévouée et son fils, confronté dès son enfance à des difficultés physiques. Les chansons de Sylvie Vartan accompagnent son quotidien et deviennent un fil conducteur de son histoire. Mais le film ne se limite pas à rendre hommage à la chanteuse : il raconte surtout une histoire familiale et l’amour profond qui unit une mère à son enfant.

Mêlant comédie et émotion, Ken Scott dépeint avec tendresse les joies, les épreuves et les tensions d’une famille marquée par une forte personnalité maternelle. Leïla Bekhti livre une interprétation énergique et attachante dans le rôle de cette mère omniprésente. Le parcours de Roland montre également la difficulté de grandir sous une influence aussi forte et de se construire en dehors de celle-ci. La reconstitution des années 1960 et 1970, entre décors vintage, Paris d’époque et musique yéyé, apporte au film une atmosphère nostalgique et chaleureuse.

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