Découvrez nos avis concernant les films sortis ce mercredi 16 septembre 2026, dont Histoires de la nuit, réalisé par Léa Mysius.
On recommande:
Histoires de la nuit, de Léa Mysius:

Léa Mysius adapte Histoires de la nuit de Laurent Mauvignier, présenté en compétition à Cannes 2026. Nora et Thomas préparent l’anniversaire de leur fille Ida lorsqu’une bande de rôdeurs bouleverse la soirée. Dans cette maison isolée, la tension monte progressivement. La réalisatrice mise sur les silences, les dialogues et les non-dits pour créer une atmosphère étouffante. Le passé de Nora ressurgit et menace l’équilibre familial.
Le huis clos révèle peu à peu les motivations des intrus et les blessures des personnages. Benoît Magimel joue un chef de bande à la fois violent et ambigu. Le film évoque aussi les différences sociales entre le jeune couple et leur voisine aisée, incarnée par Monica Bellucci. Derrière le suspense, Léa Mysius explore les rancœurs, les secrets et les violences latentes. Le récit confronte finalement plusieurs histoires et vérités humaines.
L’Invitation, de Olivia Wilde

Pour son troisième film, Olivia Wilde signe L’Invitation, un huis clos comique centré sur les tensions d’un couple. Joe, professeur de musique frustré, rentre chez lui et découvre qu’Angela a invité leurs voisins à dîner. Très libérés sexuellement, ces derniers vont rapidement révéler les frustrations, désillusions et difficultés de communication du couple. Dans un appartement unique, les dialogues rapides et les situations vaudevillesques installent une mécanique comique efficace.
Derrière l’humour, le film questionne la monotonie, les compromis et les différentes conceptions de la vie à deux. Seth Rogen apporte une énergie débordante à Joe, tandis que les quatre acteurs transforment progressivement la soirée en véritable thérapie conjugale. Le sexe devient à la fois un ressort comique et un révélateur des frustrations intimes. Olivia Wilde utilise ainsi le huis clos pour confronter les personnages et montrer comment leurs différences peuvent finalement les rapprocher.
On ne recommande pas:
Si tu penses bien, de Geraldine Nakache
Ce nouveau film de Nakache est sans doute l’un de ses moins convaincants. L’histoire peine à tenir debout et s’appuie sur un récit alambiqué autour d’un homme dominant, capable aussi de se montrer doux et attentionné. Le film souffre surtout d’un rythme irrégulier et d’un scénario qui manque de cohérence.
La mise en scène tente de mêler réflexion sur le patriarcat et références à la religion juive, mais cet assemblage reste maladroit. Les différentes thématiques peinent ainsi à trouver leur équilibre, donnant au récit une impression de confusion. Malgré quelques idées intéressantes, le film peine à maintenir une véritable tension et à convaincre sur la durée.
Ma famille de samouraïs, de Célia Catunda
Un film bien animé, certes, mais dont l’intrigue peine à susciter l’intérêt, d’autant qu’il n’est finalement nullement question de samouraï. L’œuvre s’intéresse davantage à l’imaginaire, au passé familial et à la construction de l’identité.
Malgré une animation soignée, le récit manque de véritables surprises et reste assez prévisible. Les thèmes abordés sont intéressants, mais leur traitement ne parvient pas toujours à donner au film la profondeur attendue.
