Police Flash 80: une comédie policière très 80’s

Présenté au Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez, Police Flash 80 se présente comme une pastille policière humoristique plongée dans l’esthétique et l’imaginaire des années 80. Une comédie légère qui revendique avant tout le plaisir du pastiche.

Après Zénithal en 2024, Jean-Baptiste Saurel s’amuse à détourner les codes du polar à la française. Yvon Kastendeuch (François Damiens) prend la tête d’une unité expérimentale chargée d’enquêter sur un trafic de drogue mené par le directeur d’une MJC peu recommandable, incarné par Thomas Ngijol.

Autour de lui gravite une brigade improbable qui tient davantage de la bande de branquignols que de l’unité d’élite. Méthodes approximatives, maladresses à répétition et initiatives absurdes composent le quotidien de cette équipe aussi incompétente qu’attachante. Pour Kastendeuch, l’affaire revêt également une dimension personnelle : élucider la mort de son collègue Johnny Lansky.

Le récit s’enchaîne alors à travers une succession de situations décalées portées par des personnages volontairement outranciers. L’intrigue, abracadabrante et assumée comme telle, sert surtout de terrain de jeu à une mécanique comique qui privilégie le rythme et l’absurde.

La mise en scène assume pleinement ses références à la comédie populaire française. L’esprit évoque par moments celui des films de Claude Zidi, notamment Inspecteur La Bavure ou Banzaï, où la figure du policier sérieux se transforme en moteur burlesque. On retrouve également un goût pour les duos maladroits et les situations improbables qui rappellent l’humour de Francis Veber, notamment dans Les Fugitifs.

Police Flash 80 s’appuie largement sur l’imaginaire visuel des années 80 : téléphones à cadran, bottins, dictée magique, costumes extravagants et décors urbains d’époque composent un décor volontairement nostalgique.

Mais c’est surtout l’énergie du casting qui maintient l’ensemble à flot. François Damiens, en tête d’affiche, se révèle particulièrement savoureux dans la peau de ce policier maladroit et imprévisible. Autour de lui, les comédiens jouent le jeu d’une comédie volontairement loufoque, multipliant situations absurdes et gags visuels.

Sans chercher à renouveler le genre, Police Flash 80 assume son statut de divertissement burlesque et nostalgique.

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