Plus fort que moi, Soumsoum la nuit des astres: notre sélection VOD

Découvrez notre sélection hebdomadaire de films à regarder en VOD, dont Plus fort que moi, de Kirk Jones.

Plus fort que moi, de Kirk Jones

plus fort que moi

Plus fort que moi raconte l’histoire vraie de John Davidson, atteint du syndrome de Gilles de la Tourette. Le film montre avec réalisme les difficultés liées à ses tics, ses cris et ses paroles involontaires. John doit également faire face au rejet de sa famille, aux violences scolaires et à l’incompréhension de son entourage. Son adolescence devient une période douloureuse marquée par l’isolement et le regard des autres. Pourtant, certaines personnes lui apportent le soutien nécessaire pour reprendre confiance en lui. Peu à peu, John apprend à mieux comprendre sa maladie et à accepter sa différence. Il transforme ensuite cette expérience en force en choisissant de parler publiquement de son trouble.

Le film montre ainsi son évolution, de la honte et de la souffrance vers l’émancipation et la transmission. Grâce à une réalisation sobre et à des interprétations justes, l’histoire évite les caricatures et suscite une véritable empathie. Plus fort que moi défend finalement un message simple : mieux connaître les différences permet de combattre les préjugés et de mieux comprendre les autres.

Soumsoum, la nuit des astres, de Mahamat Saleh-Haroun

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Avec Soumsoum, la nuit des astres, Mahamat-Saleh Haroun propose un film fantastique et féministe qui met en avant la force des femmes face au pouvoir masculin. L’histoire suit Kellou, une jeune femme hantée par des visions et des messages mystérieux liés au passé, au présent et au futur. Sa rencontre avec Aya, une exilée marquée par son histoire, l’amène à découvrir des vérités douloureuses. Le film s’inspire des traditions et des mythes tchadiens, notamment des croyances liées aux morts et aux esprits. Kellou devient progressivement une figure de résistance face aux chefs du village qui rejettent les femmes considérées comme différentes ou maudites.

À travers son personnage, Haroun défend une évolution des mentalités et une meilleure place accordée aux femmes. L’atmosphère mystique repose sur les apparitions, les voyages temporels et les paysages impressionnants du Tchad. La photographie apporte une grande beauté visuelle tout en conservant un aspect proche du documentaire. Malgré une mise en scène sobre et des interprétations naturelles, certaines longueurs rendent la dernière partie moins convaincante. Le film reste néanmoins une œuvre engagée qui mêle traditions africaines, fantastique, mémoire et combat féministe.

Pour Klára, de Olmo Omerzu

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Dans Pour Klára, Olmo Omerzu raconte l’histoire d’une jeune fille anorexique qui part en vacances en Croatie avec son père et son frère. Sur place, elle rencontre Denis, un jeune pêcheur dont elle tombe amoureuse, ce qui lui redonne progressivement goût à la vie. Le film aborde l’anorexie avec justesse, sans glorifier la maigreur ni réduire la maladie à son apparence physique. La relation amoureuse devient un élément essentiel dans l’évolution de Klára, qui retrouve peu à peu de l’énergie et de l’espoir. Mais un événement soudain vient interrompre cet équilibre fragile et conduit la jeune fille à être hospitalisée. Ses parents, séparés récemment, se retrouvent alors unis par l’inquiétude et la volonté de l’aider.

Cette situation révèle également les difficultés familiales, notamment la place délaissée du petit frère, obligé de soutenir sa famille. Le réalisateur privilégie un rythme calme et une mise en scène sobre, évitant de dramatiser inutilement la maladie. Le film montre ainsi les différentes réactions d’une famille confrontée à l’anorexie et à l’incertitude. Il souligne enfin l’importance des relations sincères et bienveillantes, qui peuvent aider une personne malade à retrouver l’espoir et la force d’avancer.

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