Novocaine : une comédie douloureuse

Comédie policière américaine, Novocaine, de Dan Berk et Robert Olsen, tente de réinventer le genre, avec un Jack Quaid dynamique et gesticulant.

Lorsque la fille de ses rêves est kidnappée, Nate, un homme ordinaire, transforme son incapacité à ressentir la douleur en une force inattendue dans son combat pour la retrouver.

Déjà à l’affiche en 2025 de Companions, de Drew Hancock, Jack Quaid endosse cette fois-ci le costume d’une sorte de super-héros qui ne ressent pas la douleur. Atteint d’une véritable maladie le rendant insensible, Nathan se retrouve embarqué dans une péripétie dangereuse et aventureuse. Novocaine essaie de réinventer le genre de la comédie policière américaine, longtemps synonyme de succès, mais ne bénéficie d’aucune once d’originalité. Sans allant et sans idées scénaristiques, le concept lié à l’insensibilité tombe à l’eau, le scénario ne faisant que brasser du vent sur les « pouvoirs » de ce modeste directeur adjoint de banque encaissant les coups inlassablement.

Tout Novocaine se résume à une série de bagarres ne consistant qu’à montrer comment le héros se relève des coups de poing, de pied. Le duo de cinéastes Dan Berk et Robert Olsen enchaîne bastons et chorégraphies, en tentant de masquer l’indigence d’un scénario qui fait totalement fi de toute caractérisation des personnages principaux. Le brave d’un jour tombe amoureux de sa collègue, sœur d’un caïd braqueur, se plaît à jouer l’Eddie Murphy des temps modernes en réalisant quelques prouesses courageuses. Prévisible à souhait, Novocaine ne parvient pas à utiliser l’essence de l’idée de base, à savoir l’absence de sensibilité à la douleur. Au mieux, certains passages font légèrement sourire, au pire, le film est une série B sans intérêt, marqué par le cabotinage un poil excessif de ce Nathan. Destiné à être du pur divertissement, ou de l’entertainment, ce long-métrage policier ne vaut que par son rythme, à défaut de briller par son inventivité. En tentant de redorer le blason du genre, ce film produit par la Paramount ne s’adresse qu’aux amateurs de comédies sans prises de tête, digne à figurer dans le bas du catalogue.

Novocaine, de Dan Berk et Robert Olsen, en salles le 26 mars 2025.

Note : 1/5

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