Le tournage de Malika, le troisième long métrage de Mounia Meddour, a débuté le 24 novembre en Île-de-France. La réalisatrice, révélée avec Papicha en 2019 puis Houria en 2022, consacre cette nouvelle œuvre au parcours de la cantatrice franco-algérienne Malika Bellaribi Le Moal, figure marquante du chant lyrique et surnommée la « diva des banlieues ».
Le film réunit un casting étendu, mené par Lilya Adad, musicienne marocaine qui fait ici ses premiers pas au cinéma. Elle est entourée de Camille Razat, Elsa Zylberstein, Lubna Azabal, Hilda Amira Douaouda, Marc Lavoine, Karidja Touré et Rani Bheemuck. Cette distribution internationale accompagne un récit qui traverse plusieurs époques et met en lumière l’itinéraire d’une artiste issue d’un milieu défavorisé.
Écrit par Mounia Meddour et Joanne Giger, le scénario retrace l’enfance de Malika Bellaribi Le Moal à Nanterre, son grave accident survenu à l’âge de trois ans, les années d’hospitalisation qui ont marqué son rapport au corps et sa découverte du chant auprès des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Le film suit ensuite sa formation musicale, son admission à l’École Nationale de musique de Paris et le rôle déterminant d’un professeur au parcours atypique qui l’accompagne dans l’apprentissage du lyrique.
La production est assurée par Apaches, en coproduction avec Solar Entertainment et High Sea Production. Malika bénéficie de préachats de Ciné+ OCS et de France 2 Cinéma, ainsi que du soutien de la région Île-de-France, où le tournage se déroulera jusqu’au 15 janvier. La photographie est confiée à Jeanne Lapoirie et la distribution en salles françaises sera assurée par Nour Films.
Le film retrace la trajectoire d’une artiste ayant surmonté de nombreux obstacles sociaux, médicaux et culturels, devenue au fil des années une voix reconnue de l’opéra. Malika entend proposer une relecture cinématographique de ce destin singulier à travers le regard de Mounia Meddour.
